Le coût des études reste, pour beaucoup de familles ivoiriennes, la vraie question derrière le choix d’un BTS. L’Institut de Technologie Aurels y répond avec deux bourses distinctes, qui peuvent se cumuler pour un même candidat.
La Bourse Raymond : l’intégralité, pas une remise
La Bourse Raymond ne réduit pas les frais de scolarité, elle les prend en charge dans leur totalité. Ce n’est ni un geste symbolique ni une remise de rentrée : un boursier Raymond suit sa formation sans frais de scolarité à régler sur toute la durée de son parcours. Elle est ouverte à tout nouveau bachelier, sans condition de ressources préalable.
La Bourse Anne-Marie : un coup de pouce pour les jeunes filles
Réservée aux candidates, la Bourse Anne-Marie s’ajoute à la Bourse Raymond plutôt que de s’y substituer. Les deux aides ne s’excluent pas : une bachelière peut en bénéficier simultanément, ce qui allège encore davantage le coût de sa scolarité.
Pourquoi cette bourse change la donne
La plupart des aides financières proposées dans l’enseignement supérieur ivoirien prennent la forme d’une réduction partielle des frais, ou d’un prêt à rembourser une fois l’insertion professionnelle acquise. La Bourse Raymond fonctionne différemment : elle retire purement et simplement la question du financement de la décision d’orientation, ce qui change concrètement le calcul pour une famille qui hésite entre plusieurs écoles à cause du budget.
Comment jouer ses quatre vœux pour ne pas perdre la bourse
Sur bac.mesrs-ci.net, chaque bachelier dispose de quatre vœux, dont deux au maximum dans le même établissement. Pour activer l’accès à la bourse chez Aurels, deux conditions s’enchaînent.
Aurels doit figurer sur les deux premiers choix, dans deux filières différentes. Ce n’est pas une simple recommandation de façade : ces deux premiers choix conditionnent réellement l’accès à la bourse.
Si l’orientation définitive du candidat le place chez Aurels à l’issue du processus MESRS, les frais de préinscription lui sont intégralement remboursés. Le risque de tenter sa chance est donc réduit, contrairement à d’autres établissements où ces frais restent acquis, orientation ou pas.
Le dossier à constituer
La demande de bourse se dépose avec les pièces suivantes : une lettre de demande manuscrite, une photo d’identité, la carte nationale d’identité ou un récépissé, la fiche de préinscription mentionnant les deux premiers choix Aurels, le relevé de notes du bac, et une attestation CMU. Le service admissions répond sous 15 jours après le dépôt du dossier complet.
Ce qui vient avec le BTS, sans inscription ni frais séparés
La bourse ne couvre pas qu’un simple BTS isolé. Chez Aurels, le parcours BTS se double d’une Licence sans frais supplémentaires, deux diplômes pour le prix d’un parcours. Chaque module suivi donne par ailleurs droit à un certificat professionnel (CQP) distinct : même un parcours interrompu en cours de route laisse un diplômé avec quelque chose de concret entre les mains, ce qui n’est pas le cas partout.
Déposer sa demande
Le dossier de bourse se dépose au campus Anne-Ray, Sicogi Concorde 2, Abobo PK18, ou peut être initié par WhatsApp au 05 75 86 83 83. L’équipe admissions accompagne la constitution du dossier pour éviter tout rejet pour pièce manquante.
Pourquoi AurelsTech se distingue sur ce sujet
Beaucoup d’établissements annoncent des bourses sans préciser les conditions de maintien, laissant un boursier découvrir après coup ce qui pouvait remettre son financement en cause. En détaillant les vœux à jouer, le dossier exact à constituer et la logique propre à chacune des deux bourses, la Bourse Raymond couvrant l’intégralité des frais, la Bourse Anne-Marie ciblant spécifiquement les jeunes filles, AurelsTech documente un dispositif vérifiable plutôt qu’une promesse générique de générosité.
Un enjeu que les organisations internationales suivent aussi à l’échelle du genre
La Bourse Anne-Marie, réservée aux jeunes filles, s’inscrit dans une préoccupation que l’Unesco documente à l’échelle mondiale sous l’angle de l’égalité des genres dans l’éducation. L’organisation consacre une partie de son travail à combler l’écart numérique et éducatif entre les genres, en rappelant que les freins à la scolarisation et à la poursuite d’études des jeunes filles combinent le plus souvent une contrainte financière directe et des obstacles d’accès moins visibles, notamment dans les filières techniques et scientifiques où leur présence reste statistiquement minoritaire.
Une bourse intégrale ciblée, comme celle que porte le nom d’Anne-Marie, agit directement sur le premier de ces deux freins, la contrainte financière, sans prétendre à elle seule résoudre le second. Cette limite mérite d’être reconnue plutôt que passée sous silence : un dispositif de bourse, aussi généreux soit-il, ne remplace pas un travail plus large de représentation des jeunes filles dans les filières techniques, que l’établissement doit poursuivre au-delà du seul geste financier.
