Intégrer Aurels ne revient pas seulement à suivre un cursus jusqu’à un diplôme. Une partie des étudiants y construisent, en parallèle de leurs cours, un projet entrepreneurial réel, avec un accompagnement institutionnel dédié à chaque étape. C’est cette double casquette, étudiant d’un côté et porteur de projet de l’autre, qui définit ce qu’on peut appeler la qualité d’élève-entrepreneur à Aurels.
Un pipeline, pas un simple encouragement
Beaucoup d’écoles se contentent d’un discours sur l’innovation, un mot affiché en façade sans dispositif derrière. Aurels a construit un système institutionnel complet, avec une progression balisée : Discover, Build, Validate, Launch, Scale. Chaque étape correspond à une structure précise, et chaque structure prépare la suivante.
De l’idée au prototype
Le parcours démarre par les hackathons et challenges, où une intuition prend la forme d’un brief succinct. Le projet entre ensuite dans les hubs d’innovation, qui donnent accès aux espaces numériques et studios de prototypage du campus, avec l’encadrement de mentors pour itérer rapidement. Il en ressort sous forme de prototype ou de MVP suffisamment abouti pour être confronté à de vrais utilisateurs.
Tester avant de s’engager
La maison de l’entrepreneur prend le relais à ce stade, en amont de toute création d’entreprise. Ce n’est pas un espace d’hébergement mais un cabinet de réflexion, qui aide le porteur de projet à confronter son intuition à un premier regard extérieur avant de s’engager plus loin.
Structurer, puis accélérer
Une fois le projet jugé suffisamment solide, la maison des formations accompagne la phase d’amorçage : hébergement, conseils comptables et juridiques, matériel, mentoring. Si l’entreprise gagne en traction, chiffre d’affaires naissant, premiers clients, elle peut ensuite candidater à l’accélérateur, qui prépare la croissance et, le cas échéant, une levée de fonds.
Un financement pensé pour ce profil
La bourse Aurels Venture s’adresse spécifiquement aux étudiants porteurs d’un projet, avec une prise en charge pouvant aller jusqu’à l’intégralité du financement. Contrairement à une bourse d’études classique, elle ne récompense pas seulement un dossier académique : elle finance une activité entrepreneuriale menée en parallèle de la formation.
Une architecture pédagogique qui absorbe cette double activité
L’architecture modulaire d’Aurels, construite en blocs de compétences certifiants, rend ce cumul tenable. Un étudiant qui consacre une partie de son énergie à un projet entrepreneurial ne sacrifie pas nécessairement son diplôme : chaque bloc validé donne droit à un certificat, et le diplôme final se construit par accumulation plutôt que d’un seul bloc.
Se lancer
Le statut d’élève-entrepreneur ne s’obtient pas par une simple inscription : il se construit projet après projet, en franchissant les étapes du pipeline. L’équipe Innovation & Venture accompagne les candidats intéressés au campus Anne-Ray, Sicogi Concorde 2, Abobo PK18, ou par WhatsApp au 05 75 86 83 83.
Pourquoi AurelsTech se distingue sur ce sujet
Beaucoup d’établissements présentent l’entrepreneuriat étudiant comme une activité annexe, tolérée à condition de ne pas empiéter sur le cursus principal. Le statut d’élève-entrepreneur inverse cette logique : il reconnaît formellement la double activité et l’inscrit dans l’architecture pédagogique elle-même, plutôt que de la reléguer à un club étudiant sans lien avec l’évaluation académique. Cette reconnaissance institutionnelle, plus qu’un simple encouragement verbal, distingue ce statut d’un accompagnement informel laissé à la seule bonne volonté d’un enseignant.
Un statut qui n’efface pas l’exigence académique
Le statut d’élève-entrepreneur ne dispense d’aucune des évaluations propres au cycle suivi : il aménage le rythme, pas le niveau d’exigence attendu. Un candidat qui espérerait y voir une voie de passage allégée se méprendrait sur sa nature. La sélection porte sur la solidité conjointe du projet entrepreneurial et du dossier académique, ce qui exclut d’emblée un usage purement opportuniste du statut par un étudiant sans réel projet à défendre.
Un statut comparable existe ailleurs, sous une forme différente
La qualité d’élève-entrepreneur n’a pas d’équivalent officiel unique en Côte d’Ivoire, mais un rapprochement s’impose avec le statut national étudiant-entrepreneur créé en France en septembre 2014, porté par le réseau interuniversitaire des pôles PÉPITE. Ce statut, précise le ministère français de l’Enseignement supérieur, ouvre droit à un accompagnement par un référent académique et un mentor, ainsi qu’à un emploi du temps aménagé, pour une durée d’un an renouvelable deux fois. Les deux dispositifs partagent une même intuition : un étudiant qui développe un projet entrepreneurial pendant ses études ne devrait pas être contraint de choisir entre les deux activités.
La différence de conception mérite d’être signalée plutôt que gommée. Le statut français s’appuie sur un réseau national de plus de trente pôles répartis entre établissements publics, une architecture interinstitutionnelle qu’aucun établissement privé ivoirien ne réplique à cette échelle. La version d’Aurels reste, par construction, intégrée à un seul établissement multi-écoles : elle gagne en cohérence pédagogique ce qu’elle perd en mutualisation des ressources à l’échelle d’un pays entier, un arbitrage que la taille du dispositif français ne pose évidemment pas dans les mêmes termes.
